Eco Plus Funéraire dans la presse : L’au-delà à prix cassé

Le premier magasin de pompes funèbres « low-cost » vient d’ouvrir ses portes à Nice.

Son crédo : la transparence des prix.

« Mourir ne doit plus être un luxe ». Le slogan choc en vitrine de ce magasin de pompes funèbres, annonce la couleur. Cette nouvelle enseigne qui vient d’ouvrir ses portes au 127, avenue du Maréchal-Lyautey, casse les prix.

A partir de 1 250 euros pour un enterrement. Là où le tarif moyen oscille entre 2500 et 3500 euros. Mais pas question pour autant de proposer un service au rabais, insiste Franck Andrio, gérant de l’enseigne low-cost Eco Plus Funéraire.

« La qualité de l’accueil est la même. On répond en fait à une attente de simplicité et de sobriété. Et puis, avec la crise, de nombreux clients cherchent des coûts plus bas. »

Moins de cercueil en stock

Comment la société parvient-elle à faire autant baisser les prix ?

Nous avons moins de choix. Nous proposons quatre cercueils alors que les autres entreprises en ont plus d’une dizaine. Du coup, nous avons moins de stock à gérer et nous pouvons tirer les prix à la baisse. » détaille Caroline Barge, assistante funéraire. Avant de préciser : « Notre entrée de gamme est un cercueil en pin massif et pas en aggloméré, et le haut de gamme en chêne. » Pour les cérémonies, les costumes noirs sont évidemment de rigueur. C’est impossible pour les personnes qui assistent aux funérailles de faire la différence. » Bref, cette entreprise de pompes funèbres version low-cost joue la discrétion. Pas question de tout badigeonner en orange comme le fait une célèbre compagnie aérienne. Pour le voyage vers l’au-delà, respect et dignité s’imposent. 

Ressusciter la transparence

La nouvelle enseigne entend aussi ressusciter la transparence des prix, sur un marché que l’UFC Que Choisir avait épinglé pour son opacité. Dans son rapport paru en 2010, l’association de défense des consommateurs avait aussi dénoncé une hausse des tarifs de 40% en France, sur dix ans. « Nous avons trois formules, dont les prix sont clairement affichés. C’est plus rassurant pour les familles, et plus simple aussi. » 

Comment est perçue cette initiative auprès des premiers clients niçois ? « Dans la mesure où tout se déroule dans le respect du défunt, le concept ne me choque pas » commente Marie-Jeanne, une retraité croisée dans le magasin. Si la formule avait existé au décès de mes parents, j’aurais opté pour ce service. »

Sophie Casals

Nice Matin